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Lors de son discours à l'hôpital psychiatrique Erasme d'Antony (92), Nicolas Sarkozy nous annonce qu'il va réformer l'hospitalisation d'office et puiser dans les caisses vides de l'Etat 70 millions pour sécuriser les hôpitaux psychiatriques et créer 160 lits d’UMD (unité pour malade difficile). Nicolas Sarkozy poursuit ici sa logique sécuritaire, stigmatise une population, provoque un amalgame entre catégorie de personnes (délinquants et patients psychiatriques), va dans le sens d'une hyper-médiatisation d'un fait isolé et d'un autre côté, il oublie de mentionner l'état lamentable des hôpitaux psychiatriques, le fait que les usagers en santé mentale ne sont statistiquement pas plus délinquants que le reste de la population, que les usagers en santé mentale subissent de multiples discriminations et violences. Supprimer des lits, fermer des Centres Médico-Psychologiques quand on demande aux professionnels en santé mentale de prendre en charge toute la misère d'un monde capitaliste à bout de souffle... La prévention ne fait définitivement pas partie des préoccupations du chef de l'Etat. Démocratie sanitaire, reconnaissance des professionnels en santé mentale et davantage de moyens pour les soins ambulatoires et l'hôpital public sont aujourd'hui les trois piliers d'une psychiatrie en bonne santé... Sylvie Tranchant-Rousseau membre du mouvement www.ensemblepourunesantesolidaire.fr
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