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Mme la ministre juste pour vous rappeler vos promesses lors de notre rencontre VOIR LA VIDEO : http://www.dailymotion.com/video/x8m2dd_ensemble-pour-une-sante-solidaire_news UNE MINISTRE QUI A LA MEMOIRE QUI FLANCHE RIEN SUR LES FRANCHISES : COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité (Fondée à Saint Affrique en avril 2004) Siège social : 1 rue Jean Moulin 70200 LURE Secrétariat : lundi-vendredi de 13h30 à 17h - Tel : 09.79.72.84.66 SIREN : 503 711 988 - SIRET : 503 711 988 00017 Association agréée - Arrêté du 14/08/2008 - N2008AG0003 Site : http://www.coordination-nationale.org Contact :
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Président : Michel ANTONY -
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Adresse: 3 rue Labarbe 70200 MAGNY VERNOIS - Tel. 03.84.62.91.65 - 06.63.82.28.24 Vice Présidente : Françoise NAY
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Adresse: 3 rue Coutant 94200 IVRY sur Seine - Tel. 01.46.72.63.82 - 06.07.89.06.57 Madame la Ministre des Affaires sociales et de la Santé sous couvert de Monsieur le Premier Ministre sous couvert de Monsieur le Président de la République Objet : remarques et demande d'audience Nous nous félicitons du résultat des Élections présidentielles qui a conduit au départ de Nicolas SARKOZY et de toute son équipe. La politique en matière de santé, menée pendant toutes ces dernières années, a contribué à déstabiliser l'hôpital public, à privatiser la santé et à supprimer tant de services publics de proximité absolument indispensables. Nous espérons fortement que le nouveau gouvernement auquel vous appartenez rétablira et renforcera la primauté du service public de santé, redonnant ainsi aux habitant(e)s de notre pays un accès aux soins et à une santé de qualité, pour toutes et tous, partout et à toute heure - ce qui est loin désormais d'être le cas. Nous regrettons cependant qu'il n'y ait pas un ministère spécifique concernant la santé, tant les problèmes la concernant sont multiples, et les aggravations et urgences de plus en plus prégnantes. Dans l’esprit de l’Appel du 2 avril 2011 « Notre Santé En Danger » (signé par toute la gauche politique), nous espérons que vous saurez concrétiser ces revendications et donner un signe fort à toutes et tous qui rêvent enfin d'un changement profond dans ce domaine et dans d'autres, avec particulièrement en ce qui concerne la Coordination nationale : - La suppression de loi HPST et des lois sécuritaires de la psychiatrie. - La fin des dépassements d'honoraires (puis des autres restes à charge) en commençant par supprimer toute place du privé dans l'hôpital public. - L’arrêt de toute forme de privatisation de l’offre de soin hospitalière et en particulier de la chirurgie, de la biologie, de l’entretien, du ménage… - La reprise des investissements hospitaliers (hôpital 2012 et autres chantiers bloqués…) conformes aux besoins réels. - L'attribution de personnels de santé et le financement correspondant aux secteurs et aux sites qui le nécessitent en remettant (au moins partiellement) en cause la liberté d'installation, mesure incontournable à nos yeux pour résoudre la problématique des déserts médicaux et du manque de praticiens dans l’ensemble des hôpitaux publics. - La prise en compte d’une véritable politique de prévention et des nouveaux risques comme la perte d’autonomie et les facteurs environnementaux. - Et surtout l'arrêt immédiat de toutes les restructurations sanitaires, avec la réouverture rapide des sites (services hospitaliers, maternités, centres d'IVG) indispensables (comme par exemple, pour ne prendre qu'un cas fortement médiatisé ces derniers mois, la réouverture de la maternité de La Seyne sur Mer). Madame la Ministre, nous sommes disponibles pour vous rencontrer, afin de contribuer au rétablissement d'une nécessaire démocratie sanitaire tant nationale que locale, dans un nouveau climat de confiance et de respect, indispensable pour entamer enfin une concertation pluraliste et ouverte. Nous vous souhaitons réussite et succès dans cette immense tâche de réhabilitation de l’hôpital public, de la remise en confiance des personnels, de la prise en compte de l’avis des usagers*, syndicats, élus et de la disparition des inégalités d’accès aux soins. Veuillez recevoir, Madame la Ministre, nos meilleures salutations militantes. Lure le 22/05/2012 Michel ANTONY président de la Coordination Nationale * en leur assurant appuis, indemnités notamment de déplacement, formations, reconnaissance plus large et plus pluraliste surtout pour la représentation dans les différentes instances (dans ce cadre notre Coordination, jugée sans doute trop critique, a semble-t-il été systématiquement écartée, sauf rares exceptions). La pratique des ARS qui semblent privilégier certaines organisations est absolument démocratiquement inacceptable.
"Ensemble pour une Santé Solidaire" reçue à l'Assemblée Une délégation de l'association Ensemble pour une Santé Solidaire reçue par des députés à l'Assemblée Nationale Alors que la loi HPST (dite aussi loi Bachelot) est discutée et votée à l'assemblée Nationale, l'association Ensemble pour une santé solidaire a interpellé les parlementaires afin de leur remettre 260 000 pétitions initiées par le Docteur Lehmann en 2007 contre les franchises. Appel que nous avons relayé. Aujourd'hui nous pouvons estimer que plus de 700 000 pétitions ont été remises. Catherine LEMORTON (PS), Martine BILLARD (Vert), Jacqueline FRAYSSE (PC) ,Marisol TOURAINE (PS), Christian PAUL (PS) , Jean MALLOT (PS) de l'Allier nous ont reçu. Alors que nous avons interpellés les députés sur l'engagement de la gauche à être à nos côtés de façon visible dans les luttes menées sur le terrain actuellement par les citoyens, les syndicats, les professionnels de la santé, les collectifs contre la loi Bachelot et pour l'accès aux soins pour tous, et alors que nous avons rappelé aux parlementaires présents que la loi sur les franchises a été votée en présence d'uniquement 77 députés, Quelle fut notre surprise lorsque nous avons pénétré dans l'hémicycle : Seulement une trentaine de députés étaient présents !!! Lorsque les députés, pétitions à la main, ont interpellé Madame Bachelot sur la question des franchises, celle-ci a de nouveau sortie ses arguments erronés !! Visiblement, Bachelot n'a pas d'inquiétude à avoir, sa loi passera sans difficulté. En effet, encore aujourd'hui, la gauche a raté son rendez-vous pour défendre la santé des citoyens à l'assemblée. Dommage... Merci toutefois aux courageux députés présents qui nous ont reçus et été attentifs à nos arguments pour les reprendre en séance. Quant aux autres, nous leur laissons le soin de répondre aux plus de 700 000 citoyens qui leur demandent de se battre à leurs côtés contre la casse de l'accès aux soins solidaire. N'est-ce pas le rôle d'un élu ? Autre rappel promesse de Mme la ministre : M. le président. La parole est à Mme Marisol Touraine. Mme Marisol Touraine. Monsieur le Premier ministre, la faillite que vous avez dénoncée est, pour une bonne part, celle des comptes sociaux. C'est la vôtre, celle des gouvernements qui se succèdent depuis 2002,... Un député du groupe de l'Union pour un mouvement populaire. Et le gouvernement Jospin ? Mme Marisol Touraine. ...puisque, depuis cette date, la sécurité sociale, année après année, bat des records de déficit. Cet échec est aussi celui des plans d'austérité que vous avez mis en place, lesquels plombent le pouvoir d'achat des Français et des malades sans rien régler sur le fond : augmentation de la CSG et de la CRDS, non-remboursement d'un euro sur les consultations et de 18 euros sur les actes lourds, et ce en plus du forfait hospitalier, non remboursé, qui passe à 16 euros. Vous annonciez le sauvetage de la sécurité sociale, vous avez organisé son naufrage ! Et vous récidivez en instaurant une nouvelle taxe, la taxe sur les malades ! Il fallait y penser, vous avez osé le faire. Car les franchises, c'est bien cela : une énième taxe de 50 euros que vont devoir payer les malades pour se soigner ; une énième taxe qui ne marchera pas davantage que les précédentes, et que vous augmenterez évidemment aussitôt après les municipales. Mais aujourd'hui, monsieur le Premier ministre, vous vous préparez à un véritable choc de défiance. Les Français ne veulent pas de ces cadeaux fiscaux que l'on consent aux plus aisés, alors que l'on crée pour les autres des impôts et de nouvelles taxes. Ma question est donc simple : alors qu'un Français sur huit et un jeune sur quatre renoncent à se soigner pour des raisons financières, comment pouvez-vous taxer les malades, l'inefficacité de ces franchises étant par ailleurs largement prouvée ? (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.) M. le président. La parole est à Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. Madame la députée, j'ai déjà excellemment répondu (Rires et exclamations sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine) à la non moins excellente question de M. Jean-Christophe Lagarde sur la nécessité des franchises médicales. (Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.) M. le président. Veuillez écouter Mme la ministre ! Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. Je vous rappelle que, pour financer les nouvelles dépenses - prise en charge de la maladie d'Alzheimer, soins palliatifs, cancer -, il nous faut dégager de nouveaux financements. Nous devons toutefois protéger les plus faibles : c'est ainsi que quinze millions de nos concitoyens ne paieront pas les franchises. Nous devons aussi protéger les plus malades : c'est pourquoi les franchises seront plafonnées à 50 euros par an. Mais notre réflexion sur la protection sociale est beaucoup plus vaste et porte bien entendu sur la question de son financement. Il est vrai que nous consacrons 11 % de notre produit intérieur brut aux dépenses de santé, contre seulement 9 % pour l'ensemble des pays de l'OCDE. Il nous est donc possible d'améliorer l'efficacité de notre système de soins. Mais, nous le savons, le vieillissement de la population et les progrès technologiques... M. Henri Emmanuelli. C'est de la démagogie ! Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. ...nous amèneront inévitablement à dépenser davantage pour la santé. Notre réflexion porte également sur le niveau des remboursements. Comme je l'ai indiqué à M. Lagarde, le reste à charge pour les plus modestes pose un véritable problème. C'est pourquoi nous réfléchissons, avec Martin Hirsch, à l'instauration d'un bouclier sanitaire. M. Albert Facon. Il faut surtout des financements ! Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. Il nous faut aussi améliorer l'offre de soins dans notre pays. C'est ainsi que, dans quelques semaines, nous allons transformer les agences régionales de l'hospitalisation en agences régionales de santé (Exclamations sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche)... M. Philippe Vuilque. Quelle révolution ! Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. ...afin de mieux coordonner la médecine hospitalière, la médecine de ville et le secteur médico-social. Voilà le troisième chantier, madame Touraine. Le quatrième porte sur la responsabilisation des acteurs - assurés et professionnels de santé - à travers la maîtrise médicalisée et le dossier médical personnel. M. le président. Merci, madame la ministre ! Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. Vous le voyez, les franchises médicales ne sont que l'un des éléments de l'amélioration de notre système de santé. (Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.) |