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Après  les 987000 signatures contre les franchises

Nous lançons aujourd’hui un questionnaire sur l’accès aux soins,

 afin de mobiliser l’opinion publique, les usagers,

 les politiques, sur l’état de notre système de santé, et l’urgence du combat pour sauver la sécu.

 
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mes rendez vous aux SOLIDAYS cette année Convertir en PDF  | Version imprimable |  Suggérer par mail
Écrit par Bruno-Pascal Chevalier   


 

SUR LE STAND DU PATCHWORK  DES NOMS SAMEDI ET DIMANCHE 

DIMANCHE 14 H 30

Solidarité Sida – Forum Café – Solidays 2012

 

DEPLOIEMENT DU PATCHOWK SUR LA SCENE PARIS 17 H

 

VOICI MON DISCOURS POUR DIMANCHE :

 

 

 

DISCOURS SOLIDAYS 2012

 

 

SOLIDARITE SIDA  à 20 ans

 

Au nom de tous ceux qui luttent et qui ont lutté contre le sida, je souhaite à l’association, ses fondateurs, mais aussi les bénévoles et ceux qui les soutiennent  un bon anniversaire.

 

Il est paradoxal aujourd’hui de souhaiter un anniversaire à une association de lutte  contre le sida, alors que notre volonté est d’en finir avec cette Pandémie.

 

Comment faire face encore aujourd’hui au manque de mobilisation des états ? 

 

Alors la lutte contre le sida exige une véritable mise en œuvre de programmes organisés. Nous luttons  pour obtenir une meilleure qualité de soins accessibles à tous, partout dans le monde, ainsi que des programmes de préventions efficaces.

 

Nous revendiquons la suppression des inégalités sociales de santé, et un revenu d’existence décent pour ceux qui ne peuvent plus ou pas travailler du fait de leur handicap, que ce revenu soit pris en compte dans les politiques publiques comme le réclame le collectif « ni pauvres ni soumis ».

 

Soyons attentifs et combattons les lobbys de l’industrie pharmaceutique qui recommande  l’utilisation par les personnes séronégatives d’un antirétroviral en prévention de la transmission sexuelle du VIH . Le miracle n’est pas pour demain, le seul moyen de prévention efficace aujourd’hui n’en déplaise aux labos et à ses contradicteurs, c’est le préservatif.

 

 

Les gouvernements changent, mais quel est le véritable changement promis et attendu ? telle que  l’abolition de l’impôt sur la maladie appelé « Franchises de soins ou franchises médicales », sur l’accès aux soins  et la casse de notre système de santé solidaire,  la  Levée de l’interdiction des soins funéraires pour les personnes vivant avec le VIH( PVVIH) . Nous exigeons  également le retrait  de la loi Bachelot «  la loi hôpital santé territoire ».

 

Notre nouvelle ministre de la santé avant les élections avait un positionnement et s'était s’engagée à nos cotés. Aujourd’hui c’est le mutisme, alors que nous l’interpellons sur ses différents sujets.

 

 

 Nous voulons être  considérés comme des citoyens à part entière. Alors, je  m’adresse aux militants et à ceux qui nous soutiennent mais également aux gouvernements,  militer contre le Sida c’est s’engager pour le changement cela doit se traduire par des actes  tangibles.

 

 

 

 

 

 

 

Nous savons que rien ne se fera sans vous à nos côtés pour faire entendre nos voix.

Parce qu'avec le Patchwork des Noms, nous avons accompagné beaucoup de malades, de familles dans le deuil, nous portons leurs révoltes et tous ceux qui les entourent, des soignants, des travailleurs sociaux, des militants associatifs, des politiques et tous lesmalades d’ici et ailleurs

Il est important lors de nos cérémonies de rendre hommage à ceux qui, dans le passé, ont lutté contre la maladie. C’est faire respect à leur mémoire et à celle de leurs amis et famille,

 

le Patchwork des noms c'est 21 années de lutte, pour beaucoup d'entre vous, vous ne vous souvenez sans doute pas des premières années. A cette époque,  le sida faisait d'innombrables victimes, et leurs proches, pour briser le tabou de cette étrange maladie, ont trouvé ce moyen d’expression qui était de réaliser des panneaux de tissu à leur mémoire.

 

L’idée, c’est que chacun puisse réaliser son propre patchwork, coudre des objets personnels, des messages, des fragments de vie, des souvenirs pour qu’ensuite ceux-ci soient rassemblés par 8 panneaux pour enfin constituer un carré tels que vous les voyez cet apres-midi.

 

À l'inverse d'un Mausolée ou d'un Mémorial, les Patchworks sont nomades. Ils sont déplacés, flexibles. Ils sont des témoignages vivants, volatiles, fragiles, symboliques et ô combien émouvants.

 

Les manifestations du PATCHWORK DES NOMS sont destinées à attirer l'attention du public sur l'épidémie, mais aussi, à perpétuer la mémoire de ceux qui sont morts du Sida, à combattre l'exclusion et la discrimination des personnes. C’est aussi permettre aux familles le souhaitant d'affirmer la cause véritable du décès des leurs, à œuvrer dans le sens d'une plus grande visibilité, pour mobiliser et entraîner une prise de conscience et à créer un espace symbolique de réflexion et d'émotion devant la mort, en laissant à chacun la liberté de l'exprimer ou de l'intérioriser. C’est donc un acte hautement militant.

Cérémonie :

 

Ces victimes, à qui nous rendons hommage, sont notre façon de mener notre combat, pour ne pas oublier les noms, ces noms, on ne les gueule pas, mais ces noms gueulent pour nous. Il faut avoir une pensée pour ceux qui sont morts dans l’exclusion parce qu’ils n’avaient pas le droit de cité et souffraient d’une maladie opportuniste du virus, de celle du jugement, De la mise à l'égard, du non-droit, de la différence raciale, de l’homophobie, de toutes ces pathologies sociales pour lesquelles nous ne devons pas agir uniquement dans un sens humanitaire de compassion, mais aussi dans le sens d’une action militante active et universelle.

 

Toxicos, homosexuels, transsexuels, hétérosexuels, Prisonniers, Prostitués, sans papiers tous les sans… Ils sont nos frères, nos sœurs, nos copains, nos copines, nos fils, nos filles, nos amants, nos maîtresses, nos copains de galères et de joies ces panneaux crient leurs noms. Le sida ne fait pas de distinctions d’âge, de sexe, de race, de religion, de condition sociale, de mode de vie.

 

Regardez ces patchworks, regardez les de près et vous ressentirez ce qu’il y a encore d’enfance, de rêve, de douceur ou de combativité, dans toutes ses vies fauchées. Vous comprendrez qu'Il ne faut pas oublier tous ces disparus et ceux qui aujourd’hui continuent de nous quitter. Continuons jusqu’au dernier à faire vivre leur mémoire.

 

Continuons à nous battre pour tous ceux qui décèdent encore du sida. Ils nous manquent et nous devons leur témoigner notre solidarité. Ces panneaux sont notre témoignage pour exprimer notre colère face à cette pandémie insupportable. Nous vaincrons le jour où nous confectionnerons, l’ultime panneau. Ce sera un panneau de trop.

 

 LECTURE DES NOMS    ….

 

 

FIN DE CEREMONIE

 

Traditionnellement à cet instant de la cérémonie, pour rendre hommage aux sans … à ces invisibles, ceux qui ont vécu l’exclusion, le rejet, le non droit de cité, Nous vous proposons une minute de silence. 

 

Ouverture du patchwork fin de la cérémonie

 

 
ET MAINTENANT ? Convertir en PDF  | Version imprimable |  Suggérer par mail
Écrit par Bruno-Pascal Chevalier   

le changement c'est maintenant ?

par Chevalier Bruno-Pascal, samedi 9 juin 2012, 18:31 ·
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Jean-Marc AYRAULT 06-03-2008

Même si je ne peux souhaiter que vous continuiez à mettre votre vie en danger, je suis solidaire avec le combat que vous menez. De telles franchises, qu’il convient plus exactement d’appeler taxe sur les malades, remettent en cause l'égal accès aux soins de tous nos concitoyens et la qualité du système de santé. Je vous rejoins largement sur le constat que cette mesure injuste, dangereuse pour la santé et économiquement inefficace devrait être rejetée.

Vous réitérant mon souhait que vous ne mettiez pas votre vie en danger, je vous prie de recevoir mes chaleureuses salutations.

Jean-Marc AYRAULT  

Laurent FABIUS 27-02-2008

Contre les franchises en témoignage de mon total soutien

Laurent Fabius

Député à l'Assemblée Nationale, Ancien Premier Ministre

François HOLLANDE 18-01-2008 Depuis le début, le Parti socialiste s’est opposé à l’instauration de la franchise médicale. C’est la justice et la solidarité qui sont une fois de plus détournées. C’est une attaque contre les malades eux-mêmes et je comprends votre colère. Le combat que vous menez est juste et j’admire le courage dont vous faites preuve dans votre lutte quotidienne contre la maladie. Je vous demande, cependant, de ne pas mettre votre vie en danger, parce que notre société a besoin de vous pour l’aider à être plus juste.

 

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Mme la Ministre de la santé Convertir en PDF  | Version imprimable |  Suggérer par mail
Écrit par Bruno-Pascal Chevalier   

Madame la Ministre,

 

Je me permets d'attirer votre attention sur plusieurs sujets concernant les remboursements de santé.

 

Le 28 mai 2008, vous avez reçu à l'assemblée nationale en compagnie de D.Paul, M.Billard et autres collègues, une délégation de l'association "ensemble pour une santé solidaire" ; cette association vous a remis 950 000 pétitions contre les franchises médicales, cette vidéo vous rappellera ce jour : http://www.dailymotion.com/video/kFw5dg7g5MtbYKYHnz?start=20

 

Cette délégation était comprise, de mon fils en fauteuil roulant, B.P.Chevalier président de l’association Ensemble pour une santé solidaire(malade du sida)qui a fait la grève des soins pendant 9 mois pour se battre contre ces franchises injustes  et Cécile MOUTTES vice-présidente de l’association  Ensemble pour une santé solidaires Maire adjointe a la santé de la ville de Juvisy membres du PS , un autre grand malade, une retraitée, etc...

M.Chevalier avait reçu lors de sa grève des soins F.Hollande qui lui avait promis, s'il était un jour aux commandes, de supprimer ces franchises, vous, de même, était contre, et le problème actuel, c'est que dans le programme du PS, aucune mention de cette suppression des franchises médicales, était-ce une promesse en l'air ? j'espère que non, les malades attendent vraiment beaucoup de vous, suppression totale de la loi bachelot qui a fait tant de mal.

un exemple : un médicament anti-douleur, lamaline, n'est remboursé seulement que 37cents par la ss, et dessus, payons 50 cents de franchise (cherchez l'erreur) et certaines mutuelles ne remboursent pas les vignettes jaunes.

 

Hier, je suis allée faire le renouvellement de l'ordonnance pour mon fils, et encore de bonnes nouvelles, la boite de "neurontin 600", n'est plus remboursée, mais le décret n'étant pas encore passé, le pharmacien a pu tricher avec son logiciel, ce médicament est donné pour toutes les douleurs neurologiques qui surviennent chez le tétra, depuis qu'il en prend il est beaucoup mieux, la boite coute 51e, allez vous signer ce décret, ainsi que tous les autres pour les déremboursements, sachant qu'ensuitel le mèdicament triple son prix, ce qui est le cas pour tanakan, proctolog, rivotril aussi a été supprimé, et bien d'autres que l'on appelle "médicaments de confort", quel confort de se soigner lorsque l'on est très malade ? que vont devenir nos grands malades s'ils ne peuvent plus se soigner, avec bachelot, ils étaient coupables d'être malades,  donc on supprime tout ! je suis loin de penser que vous allez agir comme elle, mais il serait bon d'en parler.

 

Tant de frais incombent aux malades à 100%, avec des petits revenus, pas de travail, il est temps d'agir, sans parler de tous les dépassements sur les médicaments remboursés !

 

Un autre exemple, une amie consulte une fois par mois un ophtalmo en hopital public pour une piqure dans l'oeil (dlma), avant elle avait droit à une petite anesthésie, maintenant, par manque d'infirmière, plus d'anesthésie, et si elle en veut une, 300e ! qu'est devenu notre santé publique ? et des exemples de ce genre, il y en a beaucoup.

 

J'espère, Madame la Ministre, que vous prendrez ma lettre en considération  et vous en remercie d'avance pour tous les malades en détresse, je vous prie de croire, à ma considération distinguée.

 

 

 Image

 
A l'attention de la mémoire de MMe la ministre de la santé Convertir en PDF  | Version imprimable |  Suggérer par mail
Écrit par Bruno-Pascal Chevalier   

Mme la ministre juste pour vous rappeler vos promesses lors de notre rencontre

 

VOIR LA VIDEO : http://www.dailymotion.com/video/x8m2dd_ensemble-pour-une-sante-solidaire_news

 UNE MINISTRE QUI A LA MEMOIRE QUI FLANCHE RIEN SUR LES FRANCHISES :

 

 COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des 

Hôpitaux et Maternités de Proximité 

 

(Fondée à Saint Affrique en avril 2004) 

 

 

Siège social : 1 rue Jean Moulin 70200 LURE 

 

Secrétariat : lundi-vendredi de 13h30 à 17h - Tel : 09.79.72.84.66 

SIREN : 503 711 988 - SIRET : 503 711 988 00017 

 

Association agréée - Arrêté du 14/08/2008 - N2008AG0003 

 

Site : http://www.coordination-nationale.org 

 

Contact : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  

 

 

 

Président : Michel ANTONY - Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  

Adresse: 3 rue Labarbe 70200 MAGNY VERNOIS - Tel. 03.84.62.91.65 - 06.63.82.28.24 

 

Vice Présidente : Françoise NAY Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir  

Adresse: 3 rue Coutant 94200 IVRY sur Seine - Tel. 01.46.72.63.82 - 06.07.89.06.57 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Madame la Ministre des Affaires sociales et de la Santé 

sous couvert de Monsieur le Premier Ministre 

sous couvert de Monsieur le Président de la République 

 

 

 

Objet : remarques et demande d'audience 

 

 

Nous nous félicitons du résultat des Élections présidentielles qui a conduit au départ de 

Nicolas SARKOZY et de toute son équipe. La politique en matière de santé, menée pendant 

toutes ces dernières années, a contribué à déstabiliser l'hôpital public, à privatiser la santé et à 

supprimer tant de services publics de proximité absolument indispensables. 

 

 

Nous espérons fortement que le nouveau gouvernement auquel vous appartenez 

rétablira et renforcera la primauté du service public de santé, redonnant ainsi aux habitant(e)s 

de notre pays un accès aux soins et à une santé de qualité, pour toutes et tous, partout et à 

toute heure - ce qui est loin désormais d'être le cas. 

 

 

Nous regrettons cependant qu'il n'y ait pas un ministère spécifique concernant la 

santé, tant les problèmes la concernant sont multiples, et les aggravations et urgences de plus 

en plus prégnantes. 

 

 

Dans l’esprit de l’Appel du 2 avril 2011 « Notre Santé En Danger » (signé par toute la 

gauche politique), nous espérons que vous saurez concrétiser ces revendications et donner un 

signe fort à toutes et tous qui rêvent enfin d'un changement profond dans ce domaine et dans 

d'autres, avec particulièrement en ce qui concerne la Coordination nationale : 

 

- La suppression de loi HPST et des lois sécuritaires de la psychiatrie. 

 

- La fin des dépassements d'honoraires (puis des autres restes à charge) en commençant par 

supprimer toute place du privé dans l'hôpital public. 

 

- L’arrêt de toute forme de privatisation de l’offre de soin hospitalière et en particulier de la 

chirurgie, de la biologie, de l’entretien, du ménage… 

 

- La reprise des investissements hospitaliers (hôpital 2012 et autres chantiers bloqués…) 

conformes aux besoins réels. 

 

- L'attribution de personnels de santé et le financement correspondant aux secteurs et aux sites 

qui le nécessitent en remettant (au moins partiellement) en cause la liberté d'installation, 

mesure incontournable à nos yeux pour résoudre la problématique des déserts médicaux et du 

manque de praticiens dans l’ensemble des hôpitaux publics. 

 

- La prise en compte d’une véritable politique de prévention et des nouveaux risques comme la 

perte d’autonomie et les facteurs environnementaux. 

 

 

- Et surtout l'arrêt immédiat de toutes les restructurations sanitaires, avec la réouverture 

rapide des sites (services hospitaliers, maternités, centres d'IVG) indispensables (comme 

par exemple, pour ne prendre qu'un cas fortement médiatisé ces derniers mois, la réouverture 

de la maternité de La Seyne sur Mer). 

 

 

Madame la Ministre, nous sommes disponibles pour vous rencontrer, afin de 

contribuer au rétablissement d'une nécessaire démocratie sanitaire tant nationale que locale, 

dans un nouveau climat de confiance et de respect, indispensable pour entamer enfin une 

concertation pluraliste et ouverte. 

 

 

 

 Nous vous souhaitons réussite et succès dans cette immense tâche de réhabilitation de 

l’hôpital public, de la remise en confiance des personnels, de la prise en compte de l’avis des 

usagers*, syndicats, élus et de la disparition des inégalités d’accès aux soins. 

 

 

 

 

Veuillez recevoir, Madame la Ministre, nos meilleures salutations militantes. 

 

 

Lure le 22/05/2012 

 

 

Michel ANTONY président de la Coordination Nationale 

 

 

 

 

 

* en leur assurant appuis, indemnités notamment de déplacement, formations, reconnaissance 

plus large et plus pluraliste surtout pour la représentation dans les différentes instances (dans 

ce cadre notre Coordination, jugée sans doute trop critique, a semble-t-il été systématiquement 

écartée, sauf rares exceptions). La pratique des ARS qui semblent privilégier certaines 

organisations est absolument démocratiquement inacceptable. 


"Ensemble pour une Santé Solidaire" reçue à l'Assemblée

Une délégation de l'association Ensemble pour une Santé Solidaire reçue par des députés à l'Assemblée Nationale

 

Alors que la loi HPST (dite aussi loi Bachelot) est discutée et votée à l'assemblée Nationale, l'association Ensemble pour une santé solidaire a interpellé les parlementaires afin de leur remettre 260 000 pétitions initiées par le Docteur Lehmann en 2007 contre les franchises. Appel que nous avons relayé.

 

Aujourd'hui nous pouvons estimer que plus de 700 000 pétitions ont été remises.

 

Catherine LEMORTON (PS), Martine BILLARD (Vert), Jacqueline FRAYSSE (PC) ,Marisol TOURAINE (PS), Christian PAUL (PS) , Jean MALLOT (PS) de l'Allier nous ont reçu.

 

Alors que nous avons interpellés les députés sur l'engagement de la gauche à être à nos côtés de façon visible dans les luttes menées sur le terrain actuellement par les citoyens, les syndicats, les professionnels de la santé, les collectifs contre la loi Bachelot et pour l'accès aux soins pour tous, et alors que nous avons rappelé aux parlementaires présents que la loi sur les franchises a été votée en présence d'uniquement 77 députés, Quelle fut notre surprise lorsque nous avons pénétré dans l'hémicycle : Seulement une trentaine de députés étaient présents !!!

 

Lorsque les députés, pétitions à la main, ont interpellé Madame Bachelot sur la question des franchises, celle-ci a de nouveau sortie ses arguments erronés !!

 

Visiblement, Bachelot n'a pas d'inquiétude à avoir, sa loi passera sans difficulté. En effet, encore aujourd'hui, la gauche a raté son rendez-vous pour défendre la santé des citoyens à l'assemblée. Dommage...

 

Merci toutefois aux courageux députés présents qui nous ont reçus et été attentifs à nos arguments pour les reprendre en séance. Quant aux autres, nous leur laissons le soin de répondre aux plus de 700 000 citoyens qui leur demandent de se battre à leurs côtés contre la casse de l'accès aux soins solidaire. N'est-ce pas le rôle d'un élu ?

 

Autre rappel promesse de Mme la ministre :

 

 

M. le président. La parole est à Mme Marisol Touraine.

Mme Marisol Touraine. Monsieur le Premier ministre, la faillite que vous avez dénoncée est, pour une bonne part, celle des comptes sociaux. C'est la vôtre, celle des gouvernements qui se succèdent depuis 2002,...

Un député du groupe de l'Union pour un mouvement populaire. Et le gouvernement Jospin ?

Mme Marisol Touraine. ...puisque, depuis cette date, la sécurité sociale, année après année, bat des records de déficit.

Cet échec est aussi celui des plans d'austérité que vous avez mis en place, lesquels plombent le pouvoir d'achat des Français et des malades sans rien régler sur le fond : augmentation de la CSG et de la CRDS, non-remboursement d'un euro sur les consultations et de 18 euros sur les actes lourds, et ce en plus du forfait hospitalier, non remboursé, qui passe à 16 euros. Vous annonciez le sauvetage de la sécurité sociale, vous avez organisé son naufrage !

Et vous récidivez en instaurant une nouvelle taxe, la taxe sur les malades ! Il fallait y penser, vous avez osé le faire. Car les franchises, c'est bien cela : une énième taxe de 50 euros que vont devoir payer les malades pour se soigner ; une énième taxe qui ne marchera pas davantage que les précédentes, et que vous augmenterez évidemment aussitôt après les municipales. Mais aujourd'hui, monsieur le Premier ministre, vous vous préparez à un véritable choc de défiance. Les Français ne veulent pas de ces cadeaux fiscaux que l'on consent aux plus aisés, alors que l'on crée pour les autres des impôts et de nouvelles taxes.

Ma question est donc simple : alors qu'un Français sur huit et un jeune sur quatre renoncent à se soigner pour des raisons financières, comment pouvez-vous taxer les malades, l'inefficacité de ces franchises étant par ailleurs largement prouvée ? (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.)

M. le président. La parole est à Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports.

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. Madame la députée, j'ai déjà excellemment répondu (Rires et exclamations sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine) à la non moins excellente question de M. Jean-Christophe Lagarde sur la nécessité des franchises médicales. (Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.)

M. le président. Veuillez écouter Mme la ministre !

Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. Je vous rappelle que, pour financer les nouvelles dépenses - prise en charge de la maladie d'Alzheimer, soins palliatifs, cancer -, il nous faut dégager de nouveaux financements. Nous devons toutefois protéger les plus faibles : c'est ainsi que quinze millions de nos concitoyens ne paieront pas les franchises. Nous devons aussi protéger les plus malades : c'est pourquoi les franchises seront plafonnées à 50 euros par an.

Mais notre réflexion sur la protection sociale est beaucoup plus vaste et porte bien entendu sur la question de son financement. Il est vrai que nous consacrons 11 % de notre produit intérieur brut aux dépenses de santé, contre seulement 9 % pour l'ensemble des pays de l'OCDE. Il nous est donc possible d'améliorer l'efficacité de notre système de soins. Mais, nous le savons, le vieillissement de la population et les progrès technologiques...

M. Henri Emmanuelli. C'est de la démagogie !

Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. ...nous amèneront inévitablement à dépenser davantage pour la santé.

Notre réflexion porte également sur le niveau des remboursements. Comme je l'ai indiqué à M. Lagarde, le reste à charge pour les plus modestes pose un véritable problème. C'est pourquoi nous réfléchissons, avec Martin Hirsch, à l'instauration d'un bouclier sanitaire.

M. Albert Facon. Il faut surtout des financements !

Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. Il nous faut aussi améliorer l'offre de soins dans notre pays. C'est ainsi que, dans quelques semaines, nous allons transformer les agences régionales de l'hospitalisation en agences régionales de santé (Exclamations sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche)...

M. Philippe Vuilque. Quelle révolution !

Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. ...afin de mieux coordonner la médecine hospitalière, la médecine de ville et le secteur médico-social. Voilà le troisième chantier, madame Touraine.

Le quatrième porte sur la responsabilisation des acteurs - assurés et professionnels de santé - à travers la maîtrise médicalisée et le dossier médical personnel.

M. le président. Merci, madame la ministre !

Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports. Vous le voyez, les franchises médicales ne sont que l'un des éléments de l'amélioration de notre système de santé. (Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire.)

 

Dernière mise à jour : ( 25-05-2012 )
 
PETIT RAPPEL A MME la Ministre Convertir en PDF  | Version imprimable |  Suggérer par mail
Écrit par Bruno-Pascal Chevalier   

Mme la ministre juste pour vous  rappeler vos  promesses lors de notre rencontre

 VOIR LA VIDEO  : http://www.dailymotion.com/video/x8m2dd_ensemble-pour-une-sante-solidaire_news

 

"Ensemble pour une Santé Solidaire" reçue à l'Assemblée
Une délégation de l'association Ensemble pour une Santé Solidaire reçue par des députés à l'Assemblée Nationale

Alors que la loi HPST (dite aussi loi Bachelot) est discutée et votée à l'assemblée Nationale, l'association Ensemble pour une santé solidaire a interpellé les parlementaires afin de leur remettre 260 000 pétitions initiées par le Docteur Lehmann en 2007 contre les franchises. Appel que nous avons relayé.

Aujourd'hui nous pouvons estimer que plus de 700 000 pétitions ont été remises.

Catherine LEMORTON (PS), Martine BILLARD (Vert), Jacqueline FRAYSSE (PC) ,Marisol TOURAINE (PS), Christian PAUL (PS) , Jean MALLOT (PS) de l'Allier nous ont reçu.

Alors que nous avons interpellés les députés sur l'engagement de la gauche à être à nos côtés de façon visible dans les luttes menées sur le terrain actuellement par les citoyens, les syndicats, les professionnels de la santé, les collectifs contre la loi Bachelot et pour l'accès aux soins pour tous, et alors que nous avons rappelé aux parlementaires présents que la loi sur les franchises a été votée en présence d'uniquement 77 députés, Quelle fut notre surprise lorsque nous avons pénétré dans l'hémicycle : Seulement une trentaine de députés étaient présents !!!

Lorsque les députés, pétitions à la main, ont interpellé Madame Bachelot sur la question des franchises, celle-ci a de nouveau sortie ses arguments erronés !!

Visiblement, Bachelot n'a pas d'inquiétude à avoir, sa loi passera sans difficulté. En effet, encore aujourd'hui, la gauche a raté son rendez-vous pour défendre la santé des citoyens à l'assemblée. Dommage...

Merci toutefois aux courageux députés présents qui nous ont reçus et été attentifs à nos arguments pour les reprendre en séance. Quant aux autres, nous leur laissons le soin de répondre aux plus de 700 000 citoyens qui leur demandent de se battre à leurs côtés contre la casse de l'accès aux soins solidaire. N'est-ce pas le rôle d'un élu ?

Pour notre part, Ensemble pour une santé solidaire continue la lutte !
Dernière mise à jour : ( 24-05-2012 )
 
ESSONNE INFO Convertir en PDF  | Version imprimable |  Suggérer par mail
Écrit par Bruno-Pascal Chevalier   

http://essonneinfo.fr/91-essonne-info/24356/le-greviste-des-soins-pousse-la-porte-du-debat-presidentiel/#more-24356

Le gréviste des soins pousse la porte du débat présidentiel

Politique. Bruno-Pascal Chevalier, cet Essonnien qui avait conduit une grève des soins en 2008 contre la mise en place des franchises médicales, revient dans l’arène médiatique. Il signe avec vingt-cinq associations un texte à l’adresse du candidat François Hollande, lui demandant des engagements pour l’abolition des taxes sur la santé.

  • Photo : Bruno-Pascal Chevalier (à droite) lors d’une manifestation en 2010. (DR)

Vingt-cinq associations, dont Act-Up Paris, le Sidaction, le Planning familial ou encore le mouvement Ensemble pour une santé solidaire adressent une lettre ouverte au candidat François Hollande. Dans une vidéo mise en ligne mardi, le président d’Act-Up Paris et Bruno-Pascal Chevalier y interpellent le candidat socialiste, au sujet des franchises médicales. « Faudra-t-il faire une grève des soins et se mettre en danger pour que François Hollande nous écoute ? » questionne celui qui souffre du sida.

 

 

le lien pour la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Ol0lbhhKk6c&feature=email
Franchises médicales 

Celui qui n’avait pas hésité en 2008, à se mettre en grève des soins pendant près de quatre mois, chroniquait pour Essonne Info l’année dernière. Dans un de ses billets, il se demandait si au bout du compte, il n’allait pas devenir « coupable d’être malade » . A quelques jours du premier tour, c’est un cri d’alarme qui est lancé par cet habitant de Morsang-sur-Orge.

A la suite de sa grève des soins de 2008, il avait reçu d’abord de nombreux soutiens politiques, dont celui de François Hollande, alors premier secrétaire du PS. Puis, à la tête du mouvement Ensemble pour une santé solidaire, il avait mené des actions et une grande pétition contre la taxation des personnes malades, notamment celles souffrant de lourdes pathologies. « Quand on avait amené le million de pétitions aux députés, la position était claire de la part des socialistes », explique Bruno-Pascal Chevalier, qui regrette qu’à cette heure, « François Hollande est resté très flou sur la question des franchises sur les soins » , malgré, précise-t-il, « ses déclarations sur la remise en ordre du système de santé » . « Il doit se positionner maintenant et clairement », lance le militant essonnien, qui espère au côté des associations une réponse du candidat ou de son équipe.

 
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