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Après les 987000 signatures contre les franchises Nous lançons aujourd’hui un questionnaire sur l’accès aux soins, afin de mobiliser l’opinion publique, les usagers, les politiques, sur l’état de notre système de santé, et l’urgence du combat pour sauver la sécu.
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Écrit par Bruno-Pascal Chevalier
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pour sauver la sécu. répondre en ligne clic sur ce lien : https://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dEpGNmRfamxOOHhYUE1LTFJOZmIwcGc6MA
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site :http://ensemblepourunesantesolidaire/ rubrique questionnaire accès aux soins Alors que les bénéficiaires de l'Aide médicale d'Etat pourrait eux aussi être soumis à une contribution forfaitaire, il est urgent de sortir de l'obsession du déficit et de penser une nouvelle politique de santé qui cesse de pénaliser les patients. Par Alix Béranger, experte pour la Fondation de France et Solidarité Sida, et David Belliard, journaliste. ------------ Les malades victimes de la politique de rigueur ? C'est en effet au nom de la réduction des déficits et de la recherche d'une plus grande efficience que le gouvernement a annoncé « réfléchir » à l'instauration d'une contribution forfaitaire pour les bénéficiaires de l'Aide médicale d'Etat alors que dans le même temps, il prend la décision de reporter l'augmentation de l'Allocation Adulte Handicapé. Mais ne nous y trompons pas, ces deux mesures vont au-delà de simples ajustements conjoncturels. Elles sont dans la continuité d'une politique axée sur la responsabilisation des usagers ou, pour parler plus simplement, d'alourdissement du coût supporté par les malades pour se soigner. Engagée depuis 2002, cette politique s'est amplifiée avec les franchises médicales, l'augmentation du forfait hospitalier et les déremboursements de médicaments. Ces mesures ne sont ni justes, ni efficaces. Elles accentuent les dysfonctionnements et excluent des usagers. Alors que la France est l'un des pays de l'Union européenne où les inégalités de santé sont les plus fortes, l'alourdissement des frais médicaux restant à la charge des patients rend l'accès aux soins problématique pour une part toujours plus importante de la population. Ainsi, les déremboursements de médicaments et les dépassements d'honoraires favorisent les renoncements aux soins. Les fractures sociales se déclinent en fractures sanitaires, alors que nous bénéficions d'une assurance maladie dotée d'un budget annuel de plus de 160 milliards d'euros qui rembourse les trois quarts de nos dépenses de santé. On est donc très loin d'un système juste et efficient. A cette politique aucune alternative cohérente n'est proposée à gauche, ses élites s'étant pour beaucoup rangées à une approche gestionnaire, obsédées par le déficit de l'assurance maladie. Pourtant, d'autres options sont possibles. D'ores et déjà, cinq questions peuvent être posées. Comment mieux organiser le système de soins ? Les nouvelles technologies permettent aujourd'hui des séjours à l'hôpital plus courts et des hospitalisations à domicile. De nouvelles articulations doivent donc être pensées entre médecine hospitalière et médecine de ville. Pour cette dernière, les déserts médicaux et les dépassements d'honoraires montrent les limites d'un modèle basé sur le statut libéral. En outre, l'accroissement des cas de maladies chroniques et dégénératives, comme le VIH ou la maladie d'Alzheimer, appelle un accompagnement des malades sur la durée qui implique de nombreux intervenants. Les infirmiers, les aides-soignants mais aussi les aides à domicile, les associations et plus généralement l'ensemble des accompagnants qui participent, chacun à leur niveau, aux soins doivent être pris en considération et valorisés. Comment adapter la formation des professionnels de santé? La formation initiale des médecins est insuffisamment adapté à certains enjeux : faible prise en compte des questions sociales et environnementales, résistance aux pratiques non conventionnelles de soins, réticence à l'apprentissage d'une relation patient / soignant équilibré, maintien du numerus clausus... Quant à la formation continue des médecins, elle est assurée en très grande partie par l'industrie pharmaceutique, favorisant la connivence entre des prescripteurs officiellement indépendants et leurs fournisseurs. Comment répondre aux besoins de financements de l'assurance maladie ? Il faut sortir du discours qui fait des déficits de l'assurance maladie un gouffre financier pour la société. Du fait de l'utilisation de technologies médicales plus performantes et du développement des maladies chroniques, nous savons que nos dépenses de santé vont continuer d'augmenter. Il est temps de réaffirmer collectivement notre adhésion, de manière solidaire, à la prise en charge des malades et d'assumer la nécessaire augmentation de nos dépenses de santé, véritables investissements pour l'avenir. Comment assurer une gouvernance plus transparente et plus démocratique ? Le gâchis lié à la grippe A nous a rappelé la faiblesse du système de veille sanitaire, et les conséquences en terme financier d'une trop grande implication des industries de santé dans les prises de décisions. Il est également essentiel que les choix de déremboursements de médicaments relèvent d'autorités au sein desquelles des représentants d'associations de malades et d'élus siègeraient. D'une manière générale, la définition du panier de soins pris en charge par l'assurance maladie tout comme le choix des politiques de santé publique devrait donner lieu à des votes du Parlement. Comment mieux intégrer la dimension environnementale? Les impacts de la dégradation de notre environnement, via l'utilisation excessive de pesticides, la prolifération des ondes électromagnétiques, la pollution de l'air ou encore les nuisances sonores, mais aussi ceux des modes d'organisation du travail, générateurs de stress et d'insécurité, favorisent le développement de nombreuses pathologies. On estime que le système de soins ne compte que pour un quart dans l'état de santé d'une population, le reste étant le fait de la qualité de vie. C'est dire l'absolue nécessité d'intégrer les dimensions environnementales dans la définition de toute politique sanitaire. La prochaine élection présidentielle de 2012 doit être l'occasion de faire des choix. Il est urgent d'élaborer dès maintenant un véritable projet de santé et de réunir toutes celles et tous ceux qui se sentent concernés par l'avenir de notre système de santé. Alix Béranger, experte pour la Fondation de France et Solidarité Sida, et David Belliard, journaliste. Co-auteurs de Nous ne sommes pas coupables d'être malades (éditions Les Petits Matins, 2010) |
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Écrit par Bruno-Pascal Chevalier
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APPEL de ACT UP A DIFFUSER : Nous organisons un ZAP, Phone, Fax au local d’Act up mardi 20 juillet 2010 le rendez-vous est fixé à 13H 45 Rue Sedaine, métro Breguet Sabincode de la 1ère entrée: 42 a8code la 2ème entrée 87002Et ensuite 2ème étage Toutes personnes souhaitant nous aider sera la bienvenue JE COMPTE SUR VOUS pour être sur place  |
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Santé : il faut sortir de la « boucle des inégalités » ! |
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Écrit par Bruno-Pascal Chevalier
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le 9 juillet 2010
Les populations les plus précaires conjuguent inégalités sociales et inégalités d’accès aux soins, augmentant leurs problèmes de santé. Il est temps de redéfinir un système de santé solidaire. Un point de vue de David Belliard, journaliste à Alternatives Economiques, et Alix Béranger, experte pour la Fondation de France et Solidarité Sida.
Les inégalités sociales et environnementales sont largement occultées des débats sur la santé, centrés sur le déficit de la sécurité sociale et le soi-disant montant insoutenable des dépenses de soins. Usages excessifs de médicaments et de consultations, utilisation abusive des dispositifs de soins quand ce ne sont pas les fraudes qui sont pointées du doigt, tout est bon pour faire des malades les coupables de « l’emballement irresponsable » de la consommation de soins en France. La réalité est évidemment bien plus complexe. Certes, en France, comme dans tous les pays de l’OCDE, les dépenses de santé ont fortement augmenté ces dernières années, passant de 9,5 % du PIB en 2001 à près de 11% en 2009. Si la tendance se confirme, elles devraient représenter 16 % du PIB en 2040. L’utilisation de médicaments issus de la biotechnologie, très chers, la plus grande technicité des appareils médicaux, les dépassements d’honoraires pratiqués par les médecins, ou encore l’exigence collective d’une société qui se rêve dispensée des contingences de la maladie expliquent pour une large part ce phénomène. A cette liste s’ajoute l’aggravation des inégalités sociales et environnementales, qui pèsent très fortement sur notre système de santé et accentuent les inégalités de soins. Ainsi, les enfants issus de familles défavorisées souffrent plus que les autres d’une alimentation trop sucrée, trop salée et pas assez équilibrée. Particulièrement réceptifs aux messages publicitaires de l’industrie agro-alimentaire, ils ne bénéficient que d’une offre réduite à des produits de mauvaise qualité nutritionnelle. Résultat : ils ont trois fois plus de risque d’être obèses que les enfants issus de familles gagnant plus de 5300 euros par mois [1]. Ce cas illustre crûment l’articulation entre inégalités sociales et environnementales, et vient s’ajouter aux nombreux exemples qui montrent qu’ouvriers et employés sont plus exposés aux risques professionnels que les autres catégories professionnelles, tandis que leurs enfants ont 17 fois plus de risques de souffrir de caries non soignées que ceux des cadres. Cette articulation entre inégalités sociales et environnementales répond aux inégalités d’accès aux soins dans un cercle vicieux que nous avons qualifié de « boucle des inégalités ». Cette dynamique s’appuie sur une logique simple : plus une population est socialement fragile, pas ou peu intégrée sur le marché du travail, plus la probabilité qu’elle soit fortement exposée à des risques environnementaux est forte, et plus elle a des difficultés pour accéder au système de soins, et notamment à la médecine de ville (médecins libéraux, généralistes ou spécialistes, dentistes, etc). Preuve en est la multiplication des renoncements aux soins. En 2007, 12 % des personnes gagnant moins de 2 500 euros par mois avaient connu cette situation [2]. Ces inégalités dans l’accès aux soins ont au moins deux conséquences majeures. D’une part, elles accentuent la dégradation de l’état général de santé de toute la population. C’est particulièrement vrai dans le domaine de la lutte contre les maladies infectieuses comme le VIH/sida. Dans ce cas précis, l’exclusion des dispositifs de prévention, de dépistage et de soins d’une part de la population augmente fortement le risque de propagation de l’épidémie dans la population générale. D’autre part, l’accroissement des inégalités accélère le transfert sur l’hôpital d’une partie des soins qui auraient pu être pris en charge par des médecins en ville, nettement moins coûteux pour l’assurance maladie [3]. Ce phénomène est d’autant plus courant que la prise en charge hospitalière reste encore très bien remboursée par l’assurance maladie (95 % du total des coûts), ce qui n’est plus le cas pour la médecine de ville (65 % seulement) [4]. Les urgences hospitalières sont ainsi devenues en quelques années le dernier recours pour des individus qui ne peuvent aller nulle part ailleurs.
Cette situation souligne tout autant les carences des campagnes de prévention que l’accentuation de pathologies liées à l’appauvrissement et aux discriminations dont est victime une partie de la population. L’impact économique pour notre système de soins est loin d’être négligeable. Alors qu’une analyse économique à courte vue pourrait laisser penser que les difficultés d’accès aux soins permettent de diminuer les dépenses de santé, c’est en effet tout l’inverse qui se produit. Sortir de la boucle des inégalités constitue donc une priorité. Toutes les propositions allant dans ce sens, telles qu’améliorer l’accès aux soins courants, à la prévention et à l’éducation ou encore impliquer des représentants de la société civile dans la gouvernance des dispositifs de santé, doivent impérativement être intégrées à un projet alternatif à celui qui vise la seule taxation des malades. Mais plus que cela, les débats sur la santé appellent une interrogation plus large sur les systèmes économiques et politiques actuels qui alimentent la boucle des inégalités et déforment les mécanismes de solidarité collective. Cette situation appelle l’implication de toutes celles et de tous ceux, associatifs, usagers, professions médicales, chercheurs, citoyens, qui souhaitent construire un nouveau projet de santé. C’est à cette condition que des propositions pourront alimenter les débats pour les prochaines échéances électorales, avec l’objectif de redessiner les contours d’un système de santé solidaire. David Belliard, journaliste à Alternatives Economiques, et Alix Béranger, experte pour la Fondation de France et Solidarité Sida, sont co-auteurs de Nous ne sommes pas coupables d’être malades, éditions les petits matins. Voir la page sur Facebook. [1] Enquête Obépi 2006. Voir notre article Obésité et milieux sociaux [2] L’état de santé de la population en France - Indicateurs associés à la loi relative à la politique de santé publique - Rapport 2007 [3] Le rapport 2007 de l’observatoire de l’accès aux soins de la mission France de Médecins du monde, qui donne des éléments statistiques sur les populations précaires prises en charge par les centres de Médecins du monde en France, souligne par exemple que la couverture vaccinale chez ce type de patients est extrêmement faible (de l’ordre de 35 % environ), augmentant considérablement le risque que des maladies se développent [4] Cinquante-cinq années de dépenses de santé. Une rétropolation de 1950 à 2005, Etudes et résultats, n°572, mai 2007. |
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Écrit par Bruno-Pascal Chevalier
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voici u article qui confirme nos propos depuis des mois. Nous devons continuer le combat . Nous lançons un questionnaire sur l’accès aux soins, afin de
mobiliser l’opinion publique,
les usagers, les politiques, sur l’état de notre système de santé,
et l’urgence du combat
pour sauver la sécu. répondre en ligne clic sur ce lien : https://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dEpGNmRfamxOOHhYUE1LTFJOZmIwcGc6MAou voir rubrique questionnaire sur le
site :http://ensemblepourunesantesolidaire.fr LA DEPECHE.FR LA DEPECHE.FR Sécu : 2 milliards à trouver, les malades paieront Sécu : 2 milliards à trouver, les malades paieront L'assurance maladie souhaite économiser 2,2 milliards d'euros en 2011 et remet sur la table le dossier sensible des affections de longue durée. Une liste de 21 propositions a été présentée hier devant le conseil d'administration de la Cnam. Pour réduire les déficits publics, le gouvernement cherche de l'argent et l'assurance maladie ne sera pas épargnée par le plan de rigueur. Il faut grosso modo économiser 2,2 milliards d'euros en 2011. Hier, vingt-et-une propositions devaient être entérinées par le conseil d'administration de la Caisse nationale de l'assurance maladie (Cnam) qui transmettra cette liste au gouvernement. Ce dernier pourrait s'en inspirer pour réduire le déficit de la Sécurité sociale (maladie, retraites, famille, accidents du travail) qui pourrait atteindre les 30 milliards d'euros cette année. Pour soigner l'hémorragie, la Cnam estime que sans mesures d'économies, « le taux de croissance annuel des dépenses du régime général de l'assurance maladie s'établirait à + 3,7 % sur la période 2009/2012, voire 4,2 % ». Or le président de la République a demandé que la progression des remboursements ne dépasse pas 2,9 % en 2011. Il faut donc se serrer la ceinture, alors même qu'il y a en France de plus en plus de personnes souffrant de pathologies sévères et donc prises en charge au titre des affections de longue durée (ALD). Pour elles, évidemment, le coût des soins est bien plus élevé - 84 % de la progression totale du volume des soins - que pour « des personnes dont le recours aux soins est plus limité », note la Cnam. D'ores et déjà, sur ces 21 propositions censées ralentir l'augmentation des dépenses, certaines alimentent la polémique. Il s'agit notamment des bénéficiaires de l'ALD (près de 10 millions de patients) remboursés à 100 % dont la réforme est sur la table des négociations : certains patients hypertendus pourraient sortir de ce régime lorsque leur hypertension ne s'accompagne pas d'un autre facteur de risque. Conséquence directe, la dépense de santé est très concentrée : 10 % de la population représentent 60 % des remboursements. Par ailleurs, l'assurance maladie préconise pour les hôpitaux, dont le volume de dépenses de santé (36 %) est l'un des plus élevés au monde, que les dépenses de ville puissent progresser plus vite que les dépenses hospitalières, alors que le ministère de la Santé défend une croissance identique pour les deux secteurs. Autre piste proposée par l'assurance maladie : continuer à baisser les tarifs dans le secteur de la biologie médicale où « le coût des actes courants est souvent quatre ou cinq fois plus élevé en France qu'en Belgique ou en Allemagne ». De même, le prix des médicaments pourrait être révisé lorsque ceux-ci n'auraient pas prouvé leur efficacité. Dans le domaine des arrêts de travail, la Sécu souhaite que les patients, quand leur traitement ne nécessite pas d'arrêt complet, puissent reprendre le travail à temps partiel. Interview «Les gens vont devoir payer...» Patrick Pelloux Président des médecins urgentistes hospitaliers de France Que pensez-vous des pistes dévoilées par l'assurance-maladie pour économiser plus de 2 milliards d'euros en 2011 ? Je pense que, comme d'habitude, on a recours à de bonnes vieilles recettes comme la fermeture de blocs opératoires, le déremboursement de médicaments, qui ont un effet direct sur l'accès aux soins. Ces réponses perpétuent un déficit qui s'aggravera de toute façon. Le problème de fond c'est que l'on ne s'attaque pas aux vrais enjeux, notamment la taxation des bénéfices des multinationales de cliniques privées. Aussi, pensent-ils qu'en diminuant l'offre, la demande va baisser. C'est faux en raison du vieillisement de la population. Comment réguler le déficit des comptes de l'assurance-maladie ?En trouvant de nouvelles recettes. Il faut réfléchir à comment rémunérer autrement les médecins en médecine de ville, revoir la tarification à l'activité dans les hôpitaux et la taxation de l'industrie pharmaceutique.Quel système de santé se dessine à travers cette ordonnance de rigueur de l'assurance-maladie ? On est dans un système de santé néolibéral, c'est-à-dire que l'on casse le service public hospitalier et qu'on bascule de plus en plus vers le remboursement des dépenses de santé par les assurances. Conséquence ? Les gens vont de plus en plus devoir payer de leur poche. Peut-on parler de la fin de la Sécurité sociale ?Non, ce n'est pas la fin de la Sécurité sociale. Si cette fin devait effectivement avoir lieu, ce serait très grave. Cela signerait la fin de la République et de ses valeurs. Il faut que les gens se mobilisent pour défendre le bien commun et empêcher que pareille chose n'arrive. Assurance maladie : l'ordonnance qui fait mal Médicaments déremboursés, menaces sur les petits hôpitaux invités à se transformer en maisons de santé, réduction du déficit de la Sécu, recours de plus en plus fréquent aux hospitalisations et à la chimiothérapie à domicile, à quoi va ressembler notre système de santé alors qu'il est largement plébiscité par les Français, selon une récente enquête TNS-Sofres ? C'est leur première préoccupation : d'abord la qualité des soins (58 %), puis leur remboursement. Mais dans le contexte de rigueur imposé par le gouvernement qui veut réduire le déficit de la branche maladie de la Sécu (13 milliards d'euros), la crainte de perdre des acquis et de solliciter de plus en plus les mutuelles (le privé) en matière de remboursement des soins en inquiète plus d'un. D'autant qu'en France, le budget du médicament dans une famille n'est pas négligeable. En 2009, la dépense moyenne en médicaments par personne (régime obligatoire et ticket modérateur) s'est élevée à 427 euros, un chiffre quasi stable par rapport à 2008 (426 euros). Mais « la crise économique, rappelle la Cnam, se traduit en effet par une situation sans précédent de pertes de recettes pour l'assurance maladie. La montée du chômage et la contraction de la masse salariale aggrave un déficit qui se creuse à nouveau de façon brutale ». Selon la Cnam, le déficit de l'assurance maladie « a franchi un palier supplémentaire » par rapport aux deux précédentes crises mondiales : celles du début des années 90 et du début des années 2000, soit 9,4 milliards d'euros en 2009 selon la commission des comptes de la Sécurité sociale. Pour autant, de nombreuses marges de manœuvre existent selon la Cnam, notamment dans le secteur hospitalier. |
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Dernière mise à jour : ( 10-07-2010 )
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Écrit par Bruno-Pascal Chevalier
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Murielle porte parole de Ensemble pour une santé solidaire fait une action pour le manque de place en IME |
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Dernière mise à jour : ( 07-07-2010 )
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Un exemple du rapport de force Labo-État dans notre contexte de crise économique |
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Écrit par Bruno-Pascal Chevalier
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Un exemple du rapport de force Labo-État dans notre contexte de crise économique : Pour voir comment s’exprime la logique d’économie libérale appliquée au secteur de la santé dans des pays en grande difficulté économique : un enseignement pour tous les malades à ne pas laisser sa santé entre les mains de laboratoires privés qui ont un poids supérieur sur la fixation des prix vs. les gouvernements. Les prix actuels du marché sont des prix de monopoles privés financés dans nos systèmes par les cotisations sociales … dans le cas de marché captif (en l’occurrence dans cet exemple l’insuline est vitale) on voit ce que cela donne quand un gouvernement veut renégocier avec le laboratoire. C’était il y a plusieurs semaines le gouvernement Grec s’est couché forcément devant cet odieux chantage de Novonordisk. Une solution serait que les états fabriquent ensemble ce type de médicaments vitaux afin de se soustraire au diktat de ces Laboratoires.http://fr.reuters.com/article/companyNews/idFRLDE64U1PR20100531 http://fr.euronews.net/2010/05/29/grece-des-milliers-de-diabetiques-prives-de-leur-traitement/ |
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